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En Côte d'Ivoire, les jeunes de moins
de 25 ans représentent 64% de la population totale.
Les défis croissants auxquels ils font face dans le
domaine de la santé, de l'éducation et du travail, les
exposent à des menaces graves notamment pour leur santé.
Avant l'âge de 16 ans, 52,2% d'entre eux
sont sexuellement actifs ; et les rapports sexuels
sont souvent effectués sans moyen de prévention (44%
des garçons et 75% des filles n'utilisent pas de préservatifs).
L'indice synthétique de fécondité (ISF) est passé de
6,3 à 5,2 enfants par femme entre 1988 et 1998 ; les
adolescentes y contribuent pour 13%. Et 19 % des jeunes
femmes à 19 ans ont déjà donné naissance à au moins
un enfant.
L'ensemble de ces facteurs, couplés
avec une prématurité biologique les exposent aux grossesses
non désirées avec pour corollaire, l'abandon scolaire,
le recours à l'avortement provoqué, les IST/VIH/SIDA.
Plus de 50% des nouveaux cas d'infection par le
VIH se retrouvent dans la tranche d'âge de 15 à 24 ans.
Les jeunes paient le lourd tribut de cette pandémie.
En matière d'éducation les indicateurs de
qualité et de quantité restent encore faibles malgré
les efforts consentis. Le taux de scolarisation des
garçons est de 79,5% contre 67,3% pour les filles dans
le primaire. Le taux d'abandon et de redoublement à
certains paliers dans l'enseignement primaire et secondaire,
couplé à un environnement qui ne répond pas toujours
aux besoins des jeunes filles, sont des facteurs qui
fragilisent les filles.
Dans la recherche d'une réponse coordonnée,
le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA)
en collaboration avec le Gouvernement ivoirien contribuent
à la promotion de la santé sexuelle, santé reproductive
et prévention des IST/VIH/SIDA parmi les adolescents
et les jeunes. Ainsi, avec le Ministère de la Jeunesse,
un projet a été élaboré.
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